Soudain, des bruits de pas claquant dans le couloir les ramenèrent à la réalité.
« Ce sont eux ! Les hommes qui m?ont amené ici, ce sont eux !! Ils viennent me ramener chez moi? ! s?exclama-t-il, paniqué.
-Et m?abattre?
-Non !! Non, jamais ! Jamais tu m?entends ? Je te le promets, ils ne te toucheront pas !
-Monsieur ! Monsieur, tout va bien ?! Nous devons y aller, il est temps maintenant. Rhabillez-vous et descendez avec nous. Laissez la ici, nous nous en occuperons?
-Attendez, j?arrive tout de suite. »
Il enfila rapidement son jean et sorti les rejoindre derrière la porte. Elle perçut sans effort leurs murmures à travers la fine cloison :
« Laissez-moi encore juste une petite heure, je vous rejoindrais directement à la maison, vous pouvez partir.
-Dis donc, elle vous plaît la p?tite hein??! Elle doit savoir s?y prendre, j?y goûterais bien un peu lorsque vous n?en aurez plus besoin? »
Un bruit sourd retentit, suivi du hurlement strident d?une des voix. Puis une cavalcade effrénée retentit dans l?escalier.
Le silence pesant qui suivit lui donna l?impression d?être subitement devenue sourde? Il avait sûrement dû leur courir après pour les empêcher d?aller tout rapporter?.
Une grande lame de lassitude l?envahit, tout se mit à tourbillonner. Elle se prit la tête entre les mains et se roula en boule dans un coin du matelas défoncé. Elle voudrait tellement que tout s?arrête, ne plus sentir ce dégoût au fond d?elle? Elle ne peut retenir ses larmes.
« Laissez-moi laissez-moi laissez-moi laissez? »
Il ne tarda pas à revenir, essoufflé et ensanglanté :
« Il va falloir partir immédiatement. Ils ont réussi à s?enfuir, je n?ai rien pu faire, ils m?ont à moitié assommé? Allez vite, nous devons absolument y aller, maintenant !! »
Son absence de réaction l?intrigua et il s?approcha d?elle lentement. Elle s?était sûrement endormie, épuisée par tout ce qu?ils lui avaient fait subir? Si fragile? Il s?accroupit devant son visage, et l?admira encore une fois, remontant une mèche de cheveux collée sur son front et ses paupières. Elle était si pâle, si froide?
Ce n?est qu?alors qu?il vit l?énorme fleur pourpre s?épanouissant lentement sur le drap immaculé? Son cri déchira comme une lame de poignard le silence tendu autour d?eux :
« Nooon !! Non? »
Il se mit à la secouer frénétiquement, de grosses larmes dévalant ses joues en traçant de profonds sillons dans le sang séché sur ses pommettes. Elle finit par soulever à demi ses cils, un pâle sourire sur ses lèvres bleuies. Il serra violemment contre lui, comme si la force de son étreinte pouvait empêcher la vie de s?écouler de ses veines tranchées. Sa vois était si faible qu?il dut coller son oreille tout contre sa bouche, essayant de comprendre les soupirs qui s?en exhalaient :
« Pardonne-moi je t?en prie? Je n?ai plus la force, pardonne-moi? Je t?aime? »
Puis sa tête roula contre sa poitrine.
« Ce sont eux ! Les hommes qui m?ont amené ici, ce sont eux !! Ils viennent me ramener chez moi? ! s?exclama-t-il, paniqué.
-Et m?abattre?
-Non !! Non, jamais ! Jamais tu m?entends ? Je te le promets, ils ne te toucheront pas !
-Monsieur ! Monsieur, tout va bien ?! Nous devons y aller, il est temps maintenant. Rhabillez-vous et descendez avec nous. Laissez la ici, nous nous en occuperons?
-Attendez, j?arrive tout de suite. »
Il enfila rapidement son jean et sorti les rejoindre derrière la porte. Elle perçut sans effort leurs murmures à travers la fine cloison :
« Laissez-moi encore juste une petite heure, je vous rejoindrais directement à la maison, vous pouvez partir.
-Dis donc, elle vous plaît la p?tite hein??! Elle doit savoir s?y prendre, j?y goûterais bien un peu lorsque vous n?en aurez plus besoin? »
Un bruit sourd retentit, suivi du hurlement strident d?une des voix. Puis une cavalcade effrénée retentit dans l?escalier.
Le silence pesant qui suivit lui donna l?impression d?être subitement devenue sourde? Il avait sûrement dû leur courir après pour les empêcher d?aller tout rapporter?.
Une grande lame de lassitude l?envahit, tout se mit à tourbillonner. Elle se prit la tête entre les mains et se roula en boule dans un coin du matelas défoncé. Elle voudrait tellement que tout s?arrête, ne plus sentir ce dégoût au fond d?elle? Elle ne peut retenir ses larmes.
« Laissez-moi laissez-moi laissez-moi laissez? »
***
Il ne tarda pas à revenir, essoufflé et ensanglanté :
« Il va falloir partir immédiatement. Ils ont réussi à s?enfuir, je n?ai rien pu faire, ils m?ont à moitié assommé? Allez vite, nous devons absolument y aller, maintenant !! »
Son absence de réaction l?intrigua et il s?approcha d?elle lentement. Elle s?était sûrement endormie, épuisée par tout ce qu?ils lui avaient fait subir? Si fragile? Il s?accroupit devant son visage, et l?admira encore une fois, remontant une mèche de cheveux collée sur son front et ses paupières. Elle était si pâle, si froide?
Ce n?est qu?alors qu?il vit l?énorme fleur pourpre s?épanouissant lentement sur le drap immaculé? Son cri déchira comme une lame de poignard le silence tendu autour d?eux :
« Nooon !! Non? »
Il se mit à la secouer frénétiquement, de grosses larmes dévalant ses joues en traçant de profonds sillons dans le sang séché sur ses pommettes. Elle finit par soulever à demi ses cils, un pâle sourire sur ses lèvres bleuies. Il serra violemment contre lui, comme si la force de son étreinte pouvait empêcher la vie de s?écouler de ses veines tranchées. Sa vois était si faible qu?il dut coller son oreille tout contre sa bouche, essayant de comprendre les soupirs qui s?en exhalaient :
« Pardonne-moi je t?en prie? Je n?ai plus la force, pardonne-moi? Je t?aime? »
Puis sa tête roula contre sa poitrine.
***
Il demeura là, dans un fugitif rayon de lumière, plaquant son corps inerte et froid comme la glace contre torse, sa tête lovée dans son cou, ses larmes allant se perdre dans ses longs cheveux noirs. Il se balançait doucement sur ses talons, comme pour bercer sa s½ur, sa moitié, son amour.pluamm


