plus la force...

plus la force...
Soudain, des bruits de pas claquant dans le couloir les ramenèrent à la réalité.
« Ce sont eux ! Les hommes qui m?ont amené ici, ce sont eux !! Ils viennent me ramener chez moi? ! s?exclama-t-il, paniqué.
-Et m?abattre?
-Non !! Non, jamais ! Jamais tu m?entends ? Je te le promets, ils ne te toucheront pas !
-Monsieur ! Monsieur, tout va bien ?! Nous devons y aller, il est temps maintenant. Rhabillez-vous et descendez avec nous. Laissez la ici, nous nous en occuperons?
-Attendez, j?arrive tout de suite. »
Il enfila rapidement son jean et sorti les rejoindre derrière la porte. Elle perçut sans effort leurs murmures à travers la fine cloison :
« Laissez-moi encore juste une petite heure, je vous rejoindrais directement à la maison, vous pouvez partir.
-Dis donc, elle vous plaît la p?tite hein??! Elle doit savoir s?y prendre, j?y goûterais bien un peu lorsque vous n?en aurez plus besoin? »
Un bruit sourd retentit, suivi du hurlement strident d?une des voix. Puis une cavalcade effrénée retentit dans l?escalier.
Le silence pesant qui suivit lui donna l?impression d?être subitement devenue sourde? Il avait sûrement dû leur courir après pour les empêcher d?aller tout rapporter?.
Une grande lame de lassitude l?envahit, tout se mit à tourbillonner. Elle se prit la tête entre les mains et se roula en boule dans un coin du matelas défoncé. Elle voudrait tellement que tout s?arrête, ne plus sentir ce dégoût au fond d?elle? Elle ne peut retenir ses larmes.
« Laissez-moi laissez-moi laissez-moi laissez? »

***

Il ne tarda pas à revenir, essoufflé et ensanglanté :
« Il va falloir partir immédiatement. Ils ont réussi à s?enfuir, je n?ai rien pu faire, ils m?ont à moitié assommé? Allez vite, nous devons absolument y aller, maintenant !! »
Son absence de réaction l?intrigua et il s?approcha d?elle lentement. Elle s?était sûrement endormie, épuisée par tout ce qu?ils lui avaient fait subir? Si fragile? Il s?accroupit devant son visage, et l?admira encore une fois, remontant une mèche de cheveux collée sur son front et ses paupières. Elle était si pâle, si froide?
Ce n?est qu?alors qu?il vit l?énorme fleur pourpre s?épanouissant lentement sur le drap immaculé? Son cri déchira comme une lame de poignard le silence tendu autour d?eux :
« Nooon !! Non? »
Il se mit à la secouer frénétiquement, de grosses larmes dévalant ses joues en traçant de profonds sillons dans le sang séché sur ses pommettes. Elle finit par soulever à demi ses cils, un pâle sourire sur ses lèvres bleuies. Il serra violemment contre lui, comme si la force de son étreinte pouvait empêcher la vie de s?écouler de ses veines tranchées. Sa vois était si faible qu?il dut coller son oreille tout contre sa bouche, essayant de comprendre les soupirs qui s?en exhalaient :
« Pardonne-moi je t?en prie? Je n?ai plus la force, pardonne-moi? Je t?aime? »
Puis sa tête roula contre sa poitrine.
***
Il demeura là, dans un fugitif rayon de lumière, plaquant son corps inerte et froid comme la glace contre torse, sa tête lovée dans son cou, ses larmes allant se perdre dans ses longs cheveux noirs. Il se balançait doucement sur ses talons, comme pour bercer sa s½ur, sa moitié, son amour.

pluamm

# Postato venerdì 18 maggio 2007 12:43

Ijime et libertinage (Chapitre un)

Ijime et libertinage (Chapitre un)

Il parlait d'honneur, cet adolescent si fier.

En son monde, ses heures et sa vie, tout n'était que question de bravoure, de courage et de force. Il n'y avait rien d'équivoque dans cette sphère qu'il s'était créé, rien d'ambigu ne pouvait y rester... Ainsi, l'amour, l'amitié et tous ces beaux sentiments bien mièvres qui n'étaient _à ses dires_ là que pour tromper les enfant, avaient été bannis de ce qui entourait son être, son monde, sa vie.
Ainsi, élevé par une famille chinoise, Xiao-Meï, ne jurait que par les arts martiaux. Le kendô, le kempô, le karaté, le judo et tout ce qui touchait de près ou de loin aux arts du combat orientaux n'avaient plus de secrets pour lui. Ces parents étaient d'ailleurs très fiers de lui et ne cessaient de vanter ses qualités à qui voulaient l'entendre. Combien de fois le jeune homme avait-il entendu ses géniteurs clamer haut et fort qu'"en plus d'être doué pour le sport, Xiao-Meï est un très bon élève en classe et, qui plus est, bien élevé" ? Il avait arrêté de compter.
Bon nombre de fois, ces parents vaniteux avaient causé par intermédiaire la cause des railleries que le jeune asiatique devait essuyer. Ses yeux bridés d'un noir abyssal et son teint quelque peu ambré n'avaient déjà pas facilité son intégration dans ce pays occidental qu'était la France, mais la jalousie vite attisée de ses camarades n'avait rien arrangé. Sa foi en l'être humain avait alors encore plus chuté, si ça avait été possible.


Rentrée des classes au lycée Ernest Hemingway
Dans la classe des Terminales L


Xiao-Meï alla se placer, comme à son habitude, au fond de la classe. Droit comme un i devant son bureau tagué de "bébé je t'aime" et autres idioties de ce genre, il attendait patiemment que leur professeur principal prenne la parole afin de leur annoncer comment allait se passer cette nouvelle année.

- Asseyez-vous ! Ordonna le professeur.

Comme un seul et gigantesque corps, tous les élèves s'assirent à l'unisson. Le vacarme passé, le vieil homme jeta un regard circulaire à la salle et prit la parole.

- Avant toute chose, je voudrais vous présenter une nouvelle élève : Mlle Andrew qui vient d'Amérique et qui nous accompagnera pour cette dernière année de lycée. J'espère que vous lui ferez bon accueil.

- Enchantée, ajouta la jeune fille en un grand sourire charmeur, je m'appelle Maëlis Andrew.

Puis elle se dirigea vers le seul bureau de libre : à côté de Xiao-Meï. Alors que le professeur _nommé Mr Potier, professeur de Lettre_ entamait son bla-bla habituel de début d'année, la jeune fille se tourna vers son voisin de table.

- Comment t'appelles-tu, toi ? Lui chuchota-t-elle.

- Si tu veux bien t'intégrer dans cette classe, je te conseille de ne pas m'adresser la parole, répondit simplement l'interpellé tout gardant le regard fixé sur le professeur.

- Ouuh, ce que tu es glacial, c'est pas comme ça que tu charmeras les filles, mon grand, le railla l'Américaine toujours souriante.
Le jeune homme ne répondit rien et Maëlis n'insista pas. Mais à charge de revanche, le chinois lui avait tapé dans l'½il, hors de question qu'elle laisse passer une aussi belle proie.

Car, oui, la jeune fille était ce qu'on pouvait appeler une « tombeuse ». Elle aimait trouver des proies et les charmer. Ainsi, plus la tâche se trouvait ardue, plus elle sentait un amusement grandissant monter en elle. Beaucoup appelaient cela du libertinage, elle, elle n'y voyait qu'une manière assez originale de trouver l'âme soeur. Certains attendaient juste un coup du destin, elle, elle préférait faire un coup au destin, c'était bien plus amusant.

A suivre...


pIx : Sur le dessin que j'ai fait, la jeune fille brune dans le cadre est Maëlis.
Si quelqu'un veut faire une suite... :)

# Postato lunedì 30 aprile 2007 16:33

Modificato lunedì 30 aprile 2007 16:49

Elle n'avait pas le droit

Elle n'avait pas le droit
Une silhouette noire dans la nuie brumeuse de Paris s'efface dans une ruelle étroite, elle s'agenouille derrière une poubelle, elle sanglotte, elle tremble frénétiquement. Il s'agit d'un jeune homme répondant au prénom d'Arthur et dans sa tête il essaie de se repasser le film de sa trépidante soirée. il avait donné rendez-vous à Monica sa maitresse de 19ans son aînée, avec qui sortait depuis 6mois déjà. Il l'avait rencontré alors qu'il était free-boy et elle qui avait son mari PDG parti aux USA pour deux semaines avait besoin de compagnie ; elle l'avait choisi sur une liste d'une vingtaine de jeunes hommes tous étudiants et tous bien plus jeunes qu'elle, seul lui avait attiré son attention. Ils se sont vu tous les soirs pendant deux semaines et avaient continué de se voir quand le mari était contraint de voyager. Monica était une femme riche, belle encore pour son âge et surtout, ce qui a tout de suite plu à Arthur : elle était bonne vivante, aimait s'amuser et qu'on s'occupe d'elle. Lui s'était épris trop rapidement d'elle, Elle ne continuait cette liaison seulement pour ne pas avoir à attendre morosement les cadeaux de son époux en revenant des ses conférences de presse aux quatres coins de la planète. Ce soir là, il lui avait envoyé un courriel brulant de passion et l'invitait à le rejoindre dans le motel pas très connu mais assez confortable pour madame où ils avaient l'habitude de se retrouver ca il avait quelquechose de très important à lui dire. Elle, lui avait téléphoné rapidement en disant que son mari était là, qu'elle ne pouvait pas trouver de pretexte pour sortir ; il eut beau la supplier, elle refusa toujours mais pour ne pas perdre son passe-temps favori elle lui dit de camper devant chez elle pendant qu'elle trouverait un moyen d'éloigner son mari. Chose faite, Arthur attendît devant l'immeuble et monta dès que la voiture du mari disparu de l'allée. En arrivant dans l'appartement il la trouva sur le sofa et essaya de la prendre de force ; elle le rejeta ; il se mit à genoux et lui ouvrit devant les yeux un petit écrin carré de velour noir qui enfermé une magnifique bague qu'il disait avoir acheté avec tout l'argent qu'elle lui donné depuis qu'ils se connaissaient. Monica n'eût pas la délicatesse d'éviter de lui faire de la peine, elle lui jeta tous sur le tapis : elle ne l'aimait pas, il était juste un bon coup, tout ce qui l'interressait à elle c'était le sexe et surtout l'argent et alors que son mari était l'argent, lui était seulement le sexe elle devait faire un choix et attendait le bon moment pour le larguer. Lui crût qu'elle jouait pour l'exitait, il se lança dans une déclaration d'amour où il donnait tout son coeur, elle le gifla pour y mettre fin. Il resta quelques secondes sous le choc puis sortit de l'appartement en trombe. Le voilà maintenant dans cette ruelle croyant connaître à présent toute la misère du monde. Il aime cette femme plus que tout et celle ci le lâche comme ça, après tant de choses partagées. La colère surgit en lui violemment, il hurle intérieurement toute sa fureur, s'essoufle même, ses larmes sont brulantes sur ses joues, ses poings sont serrés contre son ventre, il grogne, il fait penser à un animal blessé. Il est blessé en son âme, tout son amour s'est évaporé il ne ressent plus que de la haine pour cette femme. Il se lève comme un diable sorti de sa boite, il marche, trébuche, accélère le pas, bouscule les passants, les pousse même : il veut la trouver, il veut lui faire payer sa douleur, elle n'avait pas le droit de faire ça. Il décide de l'humilier devant son mari, pour que lui aussi la haïsse et qu'elle se retrouve dans la rue ou sur les trottoirs à tenter de séduire des hommes qui lui pourriront sont organisme et lui cracheront au visage, elle mérite même pire que ça mais le reste il n'en a pas le pouvoir. La seule chose qui lui importe c'est l'argent? sans argent sa vie est donc foutue et il n'a qu'à dire la vérité au cocu pour que son souhait se réalise. Le cocu PDG lui donnera de l'argent pour ne plus avoir affaire à lui, beaucoup d'argent, et il ira la narguer sur son trottoir glissant et sale. Oh oui il voit déjà sa vengeance se faire. Il entre dans le bâtiment de son ex par la sortie de secours comme une heure avant, il entre dans le T6 décoré avec classe. Monica est sous la douche, il se rue dans la salle de bain, tire le rideau de douche embué, attrape la femme par son poignet et la pousse nue jusqu'au salon. Là il commence à l'injurier, à la frapper, il tente même de la mordre, il aimerait lui faire tout le mal possible. Le mari cocu entre, accoure aux cris de sa femme. Arthur s'arrête et le regarde, il est comme possédé : il prend Monica par les cheveux et raconte tout en hurlant et en pleurant, dès que Monica tente de dire quelquechose il lui claque le visage contre le carelage. Le mari reste stoïque, stupéfait, l'air geignard. Alors Arthur lâche son emprise et Monica commence à implorer le pardon de son gagne-pain, elle lui jure qu'elle l'aime et que ce petit minet n'est qu'une histoire de cul. A ces paroles qu'il connaissait déjà Arthur réempoigne Monica et recommence son geste : la deuxième fois des dents se cassent, la troisième elle gémit seulement, la quatrième elle ne produit aucun son, à la cinquième elle gît sur le sol. Le mari ne bouge toujours pas, il ne comprend pas, il ne s'en était jamais douté. Arthur ne sait alors pas ce qui lui prend. Il veut sauver la dignité de cet homme, il ne veut pas qu'il souffre. Il l'ammène jusqu'à son lit, attrape des médicaments dans l'armoire à pharmacie de la salle de bain, dans la douche l'eau coule toujours. Il lui en fait avaler une bonne dizaine sans regarder de quoi il s'agit. Le pauvre homme s'endort rapidement et n'aura pas eu le temps de pleurer puisqu'il est déjà mort. Arthur sort de l'appartement puis de l'immeuble. Il ne ressent plus aucune peine, il a agît selon sa conscience, il n'a rien à se reprocher. Sous le coup de la fatigue il s'étale dans la rue.




c'est un peu long... c'est pas super bien écrit, mais jveux juste un avis par rapport à l'histoire.
[c'était bien la Guadeloupe :d]

# Postato venerdì 20 aprile 2007 14:37

Modificato sabato 19 maggio 2007 15:24

Collision dans un ascenseur entrecroisé d'un mort et d'un nouveau né.

Collision dans un ascenseur entrecroisé d'un mort et d'un nouveau né.
Elmire était dans l'ascenseur la menant au niveau 5. Son voisin portait un pseudo parfum, certainement l'une de ces eaux de Cologne achetée en épicerie et dont les gens sont persuadés qu'il faut toujours vider la bouteille en 3 jours. Odeur gerbante.
Etage 1
Il part enfin mais l'odeur nauséabonde reste. Et cette envie de cracher, de vomir qui s'agrandit. Ses mains deviennent moites. Qu'est ce qu'elle va lui dire? Est ce qu'elle pourra franchir cette porte? Va t'elle se la jouer relax ou bien nerveuse? Etre naturelle? Trop d'émotions qui grouillent en elle ce qui lui donne l'impression d'être une marionnette qui peut parfaitement réciter un texte avec aisance mais sans qu'il ne vienne jamais de son c½ur. Deux infirmiers la rejoignent dans l'ascenseur ainsi qu'une grand mère et sa petite fille.
Etage 2
La grand mère et la petite fille l'abandonne au niveau maternité. Elle se vautre dans cet ascenseur dans lequel elle est aussi à l'aise que si elle était dans un corbillard. Elle est seule. Pas dans cet ascenseur. Son téléphone sonne. Elle ne répond pas. Après tout si elle est seule c'est bien de sa faute et voilà qu'elle se la joue rock. Une femme en pleure arrive en courant. Son mari vient d'être amené en urgence à l'hôpital après un carambolage avec une autre voiture. Il est mort. Quant à la petite fille elle à un petit frère. Ca sera la fête ce soir elle pourra regardé les dessins animés jusqu'a 21h30. L'autre femme ne sait pas encore ce qu'il attend. Mais ce soir après avoir pleurer le corps de son compagnon de route avec qui c'était installé une certaine routine bienfaitrice elle ira au café en bas de chez elle acheter des clopes. Elle croisera des connaissances a qui elle devra ou du moins tentera d'expliquer la situation. Et ... pousser la porte de chez elle son fils qui lui dira "Ca a Pas arrêter de sonner, grand-mère pleure sur le répondeur" naïf! ton père a crevé sue l'autoroute A6 et ta mère va devoir tout recommencer.
Etage 3
La veuve part en courant au service réanimation. AMEN. Les deux infirmiers se demandent ce qui pense du renvoi de Guy Lacombe. "C'est un désastre le PSG. Honnêtement ca me donne envie de pleurer. Qu'est ce qu'on va devenir, hein? Sans nos soirées bière, télé?" -"Tu l'as dit".
Là Elmire commence vraiment à se sentir mal. Toutes ces vies se percutant ignorant les dommages collatéraux qu'elles se font. Elle regarde son poignet. Non elle ne veut pas savoir l'heure qu'il est. De toute manière elle est en retard. Elle regarde cette cicatrice datant de ses 15 ans. Une tentative puis 2 et ne disant jamais 2 sans 3 une troisième cicatrice datant des 17 ans cette fois ci. On dit souvent que l'instant avant son dernier souffle on voit toute sa vie se déroulé. Ces trois fois elle n'avait rien vu ce qui à chaque fois lui mettait la puce à l'oreille que bien qu'agonisante et en sang un débile allait encore se débrouiller pour la trouver dans ses chiotes. Dans cet assesseur pourtant tout défile. Du "Plus tard je serai astronaute" au premier passage à l'hôpital à 4 ans en "urgence" pour une cicatrice sue le genou faite en roller. Son premier amour. La première fois qu'on la désirée, son premier réveil dans un appartement inconnu, son chien, ..... Voila à quoi ce résumerai les pensées de ces 6 milliards d'être humain précédant leur mort. Voilà à quoi toutes ses années de galères, de souvenirs, de joie nous amènent. Et dans cet hôpital On peut entendre dans certaine chambre si vous tendez bien l'oreille en même temps que des "On le perd!" un petit garçon de 56 ans qui tombe de son vélo.
Etage 4
Elmire commenca à remettre la vie en question. Après tout pourquoi vivons-nous ? Comment les vieux font-ils ? Chaque jour ne regrette t'ils pas leur jeunesse ? Mais la jeunese ! Fumer un joint, unfriison amoureux, quelques fous rire. Voila a quoi se résume ce que l'humain chéri le plus au monde . Voilà pourquoi tant d'homme ont défendu leur patrie . « Pour leur fils ». Mais à quoi sert de vivre ? Et en même temps qu'elle pensait cela, Elmire voyait tous ces gens s'accrocher si fort à cette vie.
Etage 5
Ca y est. Elle y était. Elle allait devoir l'aider. Mais comment aider quelqu'un quand on est dans l'incapacité même de dire pourquoi l'on vit.



Par cocci17 (retour après de longues semaines).

# Postato martedì 17 aprile 2007 13:52

Roméo et Juliette?

« ...d'honneur. Ils en ont le droit, et ils le savent. Ils ont donc exigé la plus belle de nos filles... Je suis vraiment désolé, tu ne peux savoir à quel point... mais tu n'as en aucun cas le choix. »
Elle reçut ces dernières paroles comme une gifle. Debout au centre de la pièce, elle ne croisait plus que des regards lâches, fuyants. Ils l'abandonnaient tous, sa propre famille la livrait à leurs ennemis comme un vulgaire quartier de viande, un gage de leur soumission.
« Et estime-toi heureuse, ils m'ont promis que ce serait un jeune homme, un cousin je crois, et non pas le patriarche comme il aurait pu le réclamer... Tu peux les en remercier ! »
De désespoir, elle serrait les poings pour s'empêcher de hurler, si fort que bientôt in mince filet de sang sourda entre ses doigts, lorsque ses ongles percèrent sa paume. Accablée, assommée par l'incrédulité et l'horreur, elle restait plantée là au milieu du salon sans dire un seul mot, sans élever une seule protestation, incapable même de pleurer.
Soudain un sanglot suraigu perça le silence oppressant et sa mère s'enfuit en courant, le visage prisonnier de ses mains, cachant ses larmes ; elle ne pouvait supporter plus longtemps le regard de bête traquée de sa fille...
Le sol se mit subitement à tanguer, les murs à tourner de plus en plus rapidement, déformant les visages en d'horribles grimaces effrayantes. Elle s'effondra. Lorsque son père se précipita pour la relever, elle poussa un hurlement strident en frappant la main venue l'aider. Puis elle perdit connaissance.

***
Lorsqu'elle rouvrit les yeux, elle comprit instantanément que quelque chose n'allait pas... Elle ne parvenait pas à reconnaître les lieux. D'où elle se trouvait, elle pouvait apercevoir un lavabo crasseux dans le coin opposé, une petite fenêtre (aux vitres trop opaques pour avoir été nettoyées depuis les trois derniers mois), et les murs nus de la pièce, en plâtre décrépi, sans doute dû à l'humidité ambiante de la pièce. Et une porte.
Elle se leva brusquement pour se jeter sur la poignée, refusant de prêter attention à la brusque nausée qui l'envahit. Forcément, elle était fermée à clef, et pas d'un seul tour elle l'aurait parié...
Elle revint vers le matelas où elle était étendue quelques instants plus tôt, et ce n'est qu'à ce moment là qu'elle prit conscience de sa nudité. Ils avaient même pris le soin de la déshabiller entièrement et de l'allonger sur un vieux matelas à même le sol, puis ils l'avaient recouverte d'un simple drap qui avait dû être blanc dans une autre vie. Ils avaient emporté tous ces vêtements avec eux. Mais...mais elle n'avait absolument rien senti, alors que ça aurait dû la réveiller à coups sûrs ! La nausée, le léger tournis qu'elle ressentait maintenant, ce sommeil de pierre... Ils l'avaient droguée.
« Salaaaaauds !!! »
Son cri n'avait d'autres buts que de la soulager momentanément et surtout d'exprimer sa haine, mais il réussit de plus à lui arracher ses dernières forces. Elle se laissa lentement glisser le long du mur, pour se retrouver roulée en boule sur le béton glacé. Quelques larmes perlèrent aux coins de ses yeux, puis elle craqua et fondit en sanglots, poussant des cris d'animal blessé.
Au travers de ses larmes, elle vit soudainement un éclat briller à quelques centimètres de sa main gauche. Elle voulut s'en saisit mais elle ramena rapidement vers elle sa main, les doigts constellés de sang. Du verre.
De nombreux morceaux étaient dispersés partout dans la pièce, vestiges de bouteilles de bière laissés par les occupants précédents sans doute. Si elle ne las avait pas vu auparavant, trop aveuglée par sa détresse, ils expliquaient du moins ses pieds maculés de sang eux aussi...
Cette fois elle reprit le verre sans faire attention aux arrêtes pourtant affûtées. Elle en approcha le tranchant de son poignet... La seule solution... oui la seule. Elle eut un sourire ressemblant plus à un rictus de loups en imaginant sa réaction lorsqu'il entrerait...
Le verre commençait déjà à courir doucement sur sa peau...
« NON ! »
Surprise, elle lâcha dans un sursaut son fragment de bouteille, qui alla se loger dans le matelas à côté d'elle. Il était entré sans u'elle s'en soit rendu compte, un jeune homme, grand, indéniablement beau même si son visage portait des marques de coups. Ils se précipita vers elle pour envoyer valser tout le verre loin d'elle à grands coups de pied rageurs, puis il s'accroupit face à elle et prit ses mains dans ses paumes ouvertes. Leurs regards se croisèrent immédiatement.
Tous deux avaient les cheveux noirs comme du charbon, elle longs et tombant sur ses épaules et son vente ne un cascade soyeuse, couvrant ses seins comme d'un voile de deuil, lui ondulés et légers. Ils formaient une sorte d'halo autour de son visage, mettant en valeur ses grands yeux brûlants. Il glissa sa main dans ses longs cheveux, puis caressa sa joue, effaçant ses larmes. Elle était si belle...
A son tour elle souleva la main et alla poser ses doigts sur son front, sa joue, ses lèvres. Ils se penchèrent simultanément l'un vers l'autre, en osmose parfaite sans avoir jamais échangé un mot. Leurs corps se frôlèrent, s'embrassèrent, s'unirent.
Anti-Roméo et Juliette, rapprochés par la haine de leurs entourages. Ce qui devait être un viol d'honneur se transforma en la plus belle des rencontres...
***
Lorsque la réalité les rattrapa, elle commença à paniquer et perdit tout contrôle. Elle tournait en rond dans la pièce comme une lionne en cage, pleurant et murmurant. Il tentait bien en marchant derrière elle de la rassurer, en lui promettant que dès qu'ils sortiraient de ce lieu il l'épouserait ce qui de plus constitueraient un excellent moyen d'unir définitivement leurs deux familles ennemies depuis des générations. Mais elle lui répliqua violemment :
« Mais tu ne comprends donc rien ?! Ma famille fait cela parce qu'elle y est obligée, amis jamais ils n'accepteront que l'on s'unisse à la votre !! Même si nous avons conclu un accord et que nous avons dû nous incliner, ils continueront à vous haïr jusqu'à votre disparition !
-Mais...
-Et dès que je sortirais de cette pièce, ils me tueront.
-Quoi ?! Mais...
-Ils ne s'encombreront jamais d'une femme non seulement touchée par l'ennemi mais de plus dont aucun homme ne voudra car étant déjà souillée... Sera-ce mon frère ou mon père, c'est la seule question qu'il me reste encore...
-Enfuyons-nous. Tout de suite. Je ne te laisserais pas passer cette porte sans moi, et je n'accepterais jamais de retourner vivre avec les miens si tu n'es pas à mes côtés. Ils ont déjà dû me frapper pour que je vienne ici, en menaçant de tuer ma mère si je refusais... Alors enfuyons-nous !
-Même si je suis morte de peur, même si je dois tout abandonner derrière moi pour te suivre, même si je te connais à peine, je sais tout simplement que je t'aime et que je veux être tienne. Alors enfuyons-nous...
***


Et c'est là que je vais avoir besoin de vous, parce que je ne sais pas trop comment finir. En fait j'ai deux solutions : soit ils s'enfuient ensemble et tout finit bien (ce qui fait pas de mal non plus de temps en temps hein !), soit ils utilisent le morceau de verre dans le matelas pour partir ensemble aussi, mais d'une autre manière... A vous de me dire.


Ps : pour ceux que cette histoire choquerait, sachez que je n'invente rien,il existe une règle au Liban qui autorise une famille s'estimant lésée par une autre à exiger le viol d'une des fille de cette famille par un de leurs hommes.

pluamm

# Postato domenica 15 aprile 2007 10:48