Les avions sont passés. Il nous ont envoyé la chose. Elle a tout dévasté, les maisons n'étaient plus que décombres, abatues, comme des chateaux de cartes par une main de géant. Le feu était partout, les cadavres s'amoncelaient. Des gens hurlaient, dévorés par les flammes, impuissants sous la toiture de leur maison. Ma peau à moi partait en lambeaux. J'avais la gorge qui me brulait, j'avais peur. J'ai courut jusqu'a la maison. Maman, papa et Eiko étaient morts, couchés la face contre terre, leur visage et leur corp tout entier constellé par des éclats de verre profondéments fichés dans leur chair meurtrie. J'ai hurlé et pleuré mais rien n'y fit. Tout n'était plus que mort, désespoir et douleur.J'ai cherché de l'eau, pour adoucir ce brasier qui s'était allumé dans mes entrailles. J'apellais à l'aide, n'ayant pour seules réponses que l'écho de mes paroles et le râle des mourants. J'aurais tout donné pour que la douleur cesse. Elle me rendait folle, je voulais m'allonger et quitter cet enfer, rejoindre tout ces gens autour de moi. Et puis la douleur s'est faite plus vive. Trop vive. Je suis morte
Petite-prince, qui ne sait plus pourquoi elle voulait un texte anonyme...
ce matin.
Petite-prince, qui ne sait plus pourquoi elle voulait un texte anonyme...


