« Monsieur T. est un homme à part et qui l'a toujours été. Il est l'homme à connaître le plus grand nombre de vies sur terre car la majorité des vies son regrettables et cette majorité il les sauve en les aidant à ne pas sortir du sommeil.
Beaucoup de personnes ont des dons qu'ils mettent en pratique pour gagner leur vie, lui le met au service des désespérés, non pas un humanitaire, non pas une sorte d'assistante sociale, il écoute à titre d'information seulement et pour se rassurer, il y aura toujours pire que lui.
Il pourrait exercer son don sur lui-même qui sait, il n'a jamais tenté, la peur le tenaille chaque fois qu'il croit être le bon moment pour se servir de cette arme innée.
Il est aussi l'homme le plus connu de la planète à égalité avec la Divinité. Car la Divinité aide aussi les désespérés par la foi, monsieur T. aide les croyants comme les athées. Son métier, d'autres l'exercent mais sont punis par la loi, Monsieur T. tue, sur rendez-vous, à toute heure, jour férié ou pas, homme femme ou enfant.
J'ai eu affaire à lui la nuit dernière, et ai rédigé cette lettre peu avant son arrivée, pour que chacun sache qui il est et ce qu'il cache.
Je l'ai rencontré il y a un mois, c'est lui qui m'a contactée, une première dans sa carrière. Je suis passée au journal télévisé, sur toutes les chaînes, dans le monde entier et personne ne connaît mon nom, je n'ai même aucun pseudonyme. J'ai intenté à tourner une page sur ma vie pour la septième fois, sept, chiffre suprême, Monsieur T. était peut-être un de ces fétichistes qu'en sais-je.
Il est venu me voir à l'hôpital, mon grand saut n'aura pas eu raison de moi, un deuxième étage n'a jamais tué personne il paraît. Il m'a proposé ses services, pour sûr je le connaissais, je savais où le trouver au besoin, j'avais besoin, mais je voulais réussir ma mort puisque ma vie quant à elle n'avait pas été fameuse.
Je ne saurais vous décrire Monsieur T. tant son visage est extraordinairement inexpressif, particulièrement banal, comme un masque servant de modèle à la fabrication artisanale de tous les autres masques existant. Un visage qui vous glace le sang et vous installe une bulle de feu dans la gorge, inquiétant et sécurisant à la fois.
Il me ramena chez moi, me raconta qu'il me cherchait depuis longtemps car j'étais comme lui avec ce don en mois. Monsieur T. a tenté vingt trois fois de mettre fin à ses jours, jusqu'à ce qu'il découvre qu'ayant le don d'ôter la vie, la sienne était inchangeable et seul le destin déciderait de sa date de mort.
Monsieur T. pleura, et ses yeux blêmes scintillèrent longtemps.
Monsieur T. et moi fîmes l'amour dans un soupir, nos corps emplis de désespoir semblaient presque renaître de leur immobilité sensorielle. Monsieur T. disparut un mois, et m'appela tout à l'heure pour me dire qu'il m'éteindrait comme promis mais que sa vie avait pris un tournant inattendu grâce à moi.
Mon heure arrive enfin, je pars. »
Elle est allongée en face de lui les yeux définitivement clos dans une attitude reposée. Il trouva la lettre après l'ultime souffle de la jeune femme et il se sentit enfin prêt. Il s'allongea à ses côtés, se toucha chaque tempe de l'annuaire et du majeur exerça une légère pression et sentit le froid l'envahir doucereusement ce mardi 18 juillet.
Il est bien tard pour écrire :D je pense qu'il me refaudra le voir et le corriger, mais l'idée d'un "suicideur" était installé dans un coi de mon cerveau depusi super longtemps et je n'arrivais pas à faire germer l'idée, premier essai donc.
Girl-diary
Beaucoup de personnes ont des dons qu'ils mettent en pratique pour gagner leur vie, lui le met au service des désespérés, non pas un humanitaire, non pas une sorte d'assistante sociale, il écoute à titre d'information seulement et pour se rassurer, il y aura toujours pire que lui.
Il pourrait exercer son don sur lui-même qui sait, il n'a jamais tenté, la peur le tenaille chaque fois qu'il croit être le bon moment pour se servir de cette arme innée.
Il est aussi l'homme le plus connu de la planète à égalité avec la Divinité. Car la Divinité aide aussi les désespérés par la foi, monsieur T. aide les croyants comme les athées. Son métier, d'autres l'exercent mais sont punis par la loi, Monsieur T. tue, sur rendez-vous, à toute heure, jour férié ou pas, homme femme ou enfant.
J'ai eu affaire à lui la nuit dernière, et ai rédigé cette lettre peu avant son arrivée, pour que chacun sache qui il est et ce qu'il cache.
Je l'ai rencontré il y a un mois, c'est lui qui m'a contactée, une première dans sa carrière. Je suis passée au journal télévisé, sur toutes les chaînes, dans le monde entier et personne ne connaît mon nom, je n'ai même aucun pseudonyme. J'ai intenté à tourner une page sur ma vie pour la septième fois, sept, chiffre suprême, Monsieur T. était peut-être un de ces fétichistes qu'en sais-je.
Il est venu me voir à l'hôpital, mon grand saut n'aura pas eu raison de moi, un deuxième étage n'a jamais tué personne il paraît. Il m'a proposé ses services, pour sûr je le connaissais, je savais où le trouver au besoin, j'avais besoin, mais je voulais réussir ma mort puisque ma vie quant à elle n'avait pas été fameuse.
Je ne saurais vous décrire Monsieur T. tant son visage est extraordinairement inexpressif, particulièrement banal, comme un masque servant de modèle à la fabrication artisanale de tous les autres masques existant. Un visage qui vous glace le sang et vous installe une bulle de feu dans la gorge, inquiétant et sécurisant à la fois.
Il me ramena chez moi, me raconta qu'il me cherchait depuis longtemps car j'étais comme lui avec ce don en mois. Monsieur T. a tenté vingt trois fois de mettre fin à ses jours, jusqu'à ce qu'il découvre qu'ayant le don d'ôter la vie, la sienne était inchangeable et seul le destin déciderait de sa date de mort.
Monsieur T. pleura, et ses yeux blêmes scintillèrent longtemps.
Monsieur T. et moi fîmes l'amour dans un soupir, nos corps emplis de désespoir semblaient presque renaître de leur immobilité sensorielle. Monsieur T. disparut un mois, et m'appela tout à l'heure pour me dire qu'il m'éteindrait comme promis mais que sa vie avait pris un tournant inattendu grâce à moi.
Mon heure arrive enfin, je pars. »
Elle est allongée en face de lui les yeux définitivement clos dans une attitude reposée. Il trouva la lettre après l'ultime souffle de la jeune femme et il se sentit enfin prêt. Il s'allongea à ses côtés, se toucha chaque tempe de l'annuaire et du majeur exerça une légère pression et sentit le froid l'envahir doucereusement ce mardi 18 juillet.
Il est bien tard pour écrire :D je pense qu'il me refaudra le voir et le corriger, mais l'idée d'un "suicideur" était installé dans un coi de mon cerveau depusi super longtemps et je n'arrivais pas à faire germer l'idée, premier essai donc.
Girl-diary


