Origines et prémices de projet

Création d'Autres Mondes




Cette idée avait germé dans mon esprit depuis quelques temps déjà.
J'avais espéré pouvoir un jour écrire un Blog-Roman, sans pour autant trouver la motivation nécessaire à ce projet.
C'est maintenant chose faite puisque je ne suis plus seule !


Indications aux auteurs :

Laissez libre cours à votre imagination : aucune unité de temps, de lieu n'est nécessaire.
Respectez tout de même les bases d'orthographe et de conjugaison au risque de vous faire corriger.
Un article ne doit pas nécessairement comporter de fin, sous entendu, si vous préférez laisser le dénouement de votre histoire à d'autres auteurs, libre à vous. Simplement, un article sans fin devra impérativement être terminé au suivant.
Amusez-vous à créer des liens entre vos personnages et ceux des autres Blogueurs...


// Les auteurs //


larme-d-ecrivain : Bonjour. Melle Parfois (créatrice de ce blogounet) a demandé à ce que chacun de nous se présente, aussi je m'exécute. J'ai 17 ans et me fais plus communement surnommer Olia. J'aime lire les sciences fictions, le fantastique, les policiers et les mangas. J'aime beaucoup écrire aussi (sinon je ne serais pas là) et dessiner. Pour répondre à la question de certains passagers de ce blog, je dessine depuis que j'ai 13 ans. Sinon, je suis un peu rêveuse, aussi suis-je très attachée à ce blog et toutes les histoires qu'il développe. J'espère faire très vite plus ample connaissance avec les autres "blogueurs". Voilà, gros bisous à tous !

Parfois : Bonjour !
J'ai 17 ans, je suis passionnée d'écriture. J'aime dévorer la science fiction, l'humour noir, le gore, le policier, le tragique, le non-sens, le fantastique, le vécu, les best-seller inévitablement niais. Il m'arrive de m'attaquer à quelques pavés de littérature. Parfois même, ils me plaisent.
J'aimerai changer le monde et visiter des contrées inconnues, alors j'écris, faute de pouvoir le réaliser.


Tweety : Alors voilà, à moi, hum hum que dire ? Moi j'ai 13 ans, On m'appelle plus communément Mathilde. J'aime beaucoup, énormément et même plus, lire, écrire, dessiner. Je suis une rockeuse dans l'âme, d'accord, unE Mini rockeuse. Ne sachant pas vraiment ce que je fais ici, car je n'ai ni le talent de Parfois, ni des autres auteurs, je me suis quand même bien attaché à ce blog, et, sincèrement, je voudrais remercier tout le monde.

Girl-diary : Alors, alors... Sur ma carte d'identité on me trouve les prénoms de Fanny Marcelle Alfréda mais en plus bref c'est Fanny. J'ai 16 ans j'suis en 1°L et je me destine au journalisme. J'écris depuis mes 11/12ans mais ce n'étaient que médiocres poèmes (et d'ailleurs en les relisant je me trouve bien ridicule) et l'ouverture de ce blog m'a donné envie de recapturer mes idées sur papier ou pc (je tiens à souligner que j'ai mis pas mal de temps à comprendre Parfois est au courant :p ). Ce blog est plein de talents, c'est grandiose j'adore lire vos textes. Bravo à vous tous.


Cocci17: Je tiens à préciser que les présentations ce n'est pas mon fort. ;)
On m'appelle communément Cachou car je suis une véritable droguée de ces bonbons généralement réservés au plus de 70 ans (fouillez chez vos grands parents vous en trouverez forcément une boite). J'ai 15 ans, suis en seconde et j'ai eu la chance de connaître Parfois via son blog juste avant qu'elle ne devienne blog star et que tout le monde s'emballe pour ce projet. C'est assez flippant de voir à quel point ce blog est plein d'auteurs génialissime à vrai dire je ne sais pas trop si j'ai ma place ici... Mais fin de la psychanalyse, ne croyez pas que c'est de la modestie dégoulinante seulement il faut avouer qu'ils sont géniaux ! Quant à moi je me destine plus à faire des films et être scénariste. Peut être je publierai une vidéo de l'un de mes courts métrages...Bravo aux auteurs et bonne visite!

Petite-prince: Sexe: féminin, Age : 15, passions : écriture, lecture, improvisation théâtrale, création artistique. Il n'y a pas grand chose de plus à dire, on peut s'intéresser ou non à une personne en quelques lignes, mais les vingts que je pourrait ajouter ne changeraient pas grand chose à cette première impression. C'est avec le temps qu'on finit par apprécier telle ou telle personne. Bon voyage littéraire. Je tiens tout de même à préciser que malgré la faible activité actuelle, je suis très heureuse de faire partie de cette micro-communauté...

Alice : HOo, suis-je la dernière ? Bref ! Alors moi j'ai 15 ans, je suis en seconde et j'espère pouvoir passer en première L, mais j'ai du mal à me mettre au travail. Je sais que je n'ai pas le talent de mlle Parfois, de larme-d-ecrivain et bien d'autre, mais l'écriture est pour moi une passion dévorante, il suffit que je lâche ma plume pendant un jour ou deux et je me sens déprimée comme pas possible, alors je fais partie de ce petit cercle et j'en suis très heureuse ! *s'arrête deux secondes d'écrire* Désolée j'avais un cheveux sur la langue c'est très désagréable ! Que dire d'autres... J'espère pouvoir un jour faire le tours du monde avec un sac à dos, et oui je suis une grande rêveuse.
Sur ce... Bonne continuation à ce blog d'écrivains génialissimes !

Blümchen : Alors... C'est à son tour de se présenter... Blümchen n'aime pas ça... Euh, eh bien, elle a 16 ans, elle est en Seconde, se destine à la section L et aime bien rire, et surtout écrire. Tout comme Parfois, il lui arrive de se plonger dans les pavés, et de les apprécier, ou du moins de ne pas les détester.
Blümchen se fera une joie de répondre à vos questions si vous en avez, car elle ne sait pas trop quoi ajouter... Ah si! Elle est ravie d'être ici.

Mirilith : On dirait bien que c'est à mon tour et que je n'y couperais pas plus longtemps alors je m'y colle. Je m'appelle Sarah, je voudrais travailler dans le domaine de la Presse (je dois joindre mon CV ? ^^). J'ai 21 ans (le premier qui dit que je suis vieille je le défonce à coup de pelle, attention !) et je suis amoureuse des livres. Sinon, que dire ?... J'aime le théâtre, le cinéma, la série Scrubs et tout plein d'autres trucs avec lesquels je ne vais pas vous saouler. Quant à ce qui se trouve dans mon mp3, c'est pas compliqué : y'a de tout. Voilà, ça vous aura pas aidé à me connaître, mais si vous croisez une fille qui chante à tue-tête dans la rue avec un énorme sourire en travers du visage en se fichant de ce que pense les passants, sachez que c'est à ça que je ressemble...

Pluamm: Alors, alors, que dire qui pourrait au moins faire semblant d'être intéressant et qui ne vous ferait pas vous endormir devant vos écrans... Euh... Plus communément appelée Cloche ou Clochette (dis donc, enlevez moi tout de suite ces horribles sourires narquois !!), je crois bien malheureusement faire parti de la race de nos jours rarissime des romantiques invétérés (j'ai dû être en retard à la distribution des caractères, ils ne devaient plus avoir que ça en stock...). Donc au moins je peux dire qu'ici je ne me sens pas dépaysée, et je me sentirais presque à l'aise, c'est dire ! En tout cas je voudrais une fois de plus remercier Parfois, qui a eu il faut bien l'avouer une idée génialissime en lançant ce blog (non monsieur ce n'est pas du fayotage !!) !! Et surtout merci à vous tous de me faire autant rêver avec tous vos (magnifiques) textes! (wa, va vraiment falloir que j'arrête de prendre trois pages pour dire des trucs sans intérêt moi...!)
# Posté le samedi 10 février 2007 10:55
Modifié le vendredi 13 juin 2008 11:51

Première Nouvelle (signé : parfois)

Première Nouvelle (signé : parfois)


La voiture décatie roulait à grande vitesse sur le bitume, tandis que dans son ventre grandissait cette peur sourde. Tenace.
Autoritaires, sa conscience et son ½il au beurre noir lui susurraient tendrement de ne pas l'écouter.

Il grilla un feu rouge et enclencha la troisième. Dans son rétroviseur, un automobiliste outré lui tendit son majeur gauche dans un geste équivoque. Mais il ne teint pas compte de cette manifestation de rage et continua sa route.
Dans sa douce torpeur, il ne distinguait que des images peu précises de l'environnement dans lequel il évoluait. Les piétons sur le trottoir lui paraissaient curieusement flous, les enseignes des magasins semblaient se fondre dans les murs. Mais peut-être n'était-ce qu'à cause de la vitesse...

Il approchait, il le savait. Dans son ventre, sa peur lui broyait les entrailles et commençait à s'étendre au reste de son corps : ses doigts, crispés sur le volant, ne répondaient plus à ses sollicitations pressantes ; et même son coeur semblait s'être figé entre deux battements salvateurs.
Il tentait désespérément de se détendre par tous les moyens possibles. Sans succès.
A vrai dire, pensa-t-il, il n'existe face à la mort aucune solution pour ce défaire de ce sentiment atroce.
Préférant y mettre un terme, il choisit une rue grouillante de monde et s'y engagea.

Il s'en voulait. Pour tout.
Il se détestait parce qu'il n'aurait pas du avoir peur.
Il se haïssait car il se sentait lâche.
Il souffrait de cette aversion soudaine pour tout ce qui lui était cher.
Il s'en voulait, car dans quelques secondes, il aurait tué tous ces gens.
Une brusque envie de vomir le prit. Il se reteint juste à temps.

Il s'arrêta en plein milieu de l'avenue. Derrière lui, des conducteurs exécrables firent sonner leurs klaxons.
Il regarda une dernière fois le ciel et eut une dernière pensée pour son protecteur qui veillait sur lui à travers les nuages.
Lorsqu'il appuya sur le détonateur, son esprit était encore tourné vers lui.

Parfois
# Posté le dimanche 11 février 2007 09:46
Modifié le samedi 24 février 2007 12:41

Un temps de neige (Chapitre 1)

C'était un jour froid et gris au début du mois de décembre. La neige s'éparpillait sur toute la ville endormie telle une couverture de coton blanc, tandis que quelques flocons dansaient un ballet soutenu sous un ciel d'acier. Alors qu'elle lutait avec peine contre le vent glacial, une bourrasque plus forte que les autres vint s'engouffrer dans les cheveux de Yaëlle. Un soupir vint franchir le seuil de ses lèvres bleuies par le froid : elle n'avait rien contre la neige, non, bien sûr. Mais lorsque le vent s'était mis en tête de prendre un chemin complètement opposé au sien, elle se prenait à regretter amèrement les doux mois d'été passés à se prélasser au soleil sous une petite brise estivale.
Un sourire vint effleurer ces mêmes lèvres lorsque la jeune fille repensa à la cause de sa sortie précipitée dans cette tempête de neige si tôt le matin : son « hôte » _si elle pouvait l'appeler ainsi_ avait exprimé timidement une soudaine envie de croissants chauds. Sachant parfaitement que les caprices étaient quelques choses d'extrêmement rare chez le jeune homme, Yaëlle n'avait pu se résoudre à lui refuser cette faveur. Elle était donc sortit en courant, manquant de se rompre le cou par trois fois dans les escaliers, vers la boulangerie la plus proche de son petit appartement afin d'acheter les viennoiseries souhaitées.
Elle avait longé l'avenue Jean Rénaux et s'apprêtait à traverser le parc qui la séparait de la boulangerie quand une petite silhouette à demi recroquevillée sur elle-même attira son attention. C'était une femme sur qui le temps avait laissé des traces immuables. Ses cheveux délavés se laissaient battre par le vent laissant des reflets argentés danser au fil des humeurs d'Eole et ses yeux, vides, montraient qu'ils avaient été d'une grande beauté. Mais le désespoir semblait avoir fait ternir l'éclat qu'ils avaient pu montrer... Elle était mince, sa peau, qui fut sans doutes lisse et douce était à présent décharnée et usée. La vielle femme s'était couverte d'un manteau noir classique et d'une écharpe blanche de laine qui s'enroulait autour de son cou, cachant sa bouche et son menton. Elle semblait regarder sans les voir les quelques feuilles mortes qui dansaient au gré du vent sans se soucier le moins du monde du froid mordant qui régnait en cette matinée de Décembre...

Si l'on pouvait retourner sur les pas tracés par Yaëlle à la hâte, nous pourrions entrer dans cet appartement, rue de la Martelle, et remarquer un jeune homme assis l'air rêveur à la fenêtre. Djea, enfant trop vite grandit, n'avait pour mémoire que les souvenirs des quelques jours passés. Il ne se souvenait plus, ni de son vrai nom, ni des gens qu'il avait pu aimer... La seule personne qu'il pouvait prétendre aimer n'était que Yaëlle. Le reste n'était qu'un vague tableau de couleurs trop floues pour être lues. Mais alors que le jeune garçon commençait à s'assoupir, la sonnette retentit avec acharnement.

Qui pouvait bien sonner avec une telle ardeur ? Sans se poser plus de question, Djea se leva et se dirigea vers l'interphone passant outre l'interdiction d'ouvrir à quiconque en l'absence de Yaëlle.

- Oui ?
- Vous êtes Djea ?
- Oui.
- Veuillez nous suivre s'il vous plaît, quelqu'un vous attend à l'hôpital.

Les yeux du jeune homme s'agrandirent avec horreur.

A suivre...


Petite annonce : Le dessin qui
représente cet article est de moi.
Si quelqu'un (faisant partie du blog)
souhaite que je fasse des dessins pour
ses articles, qu'il me le signale dans un
commentaire, je me ferais un plaisir
d'accèder à sa demande. :)

Un temps de neige (Chapitre 1)
# Posté le jeudi 22 février 2007 10:39
Modifié le dimanche 06 mai 2007 22:13

Bidas

Il était militaire, avant. Il était curieux et aimait l'adrénaline, il s'est engagé. Il est entré dans le moule, s'est fondu dans la masse, est devenu un des leurs, un frère. Il est entré dans leur "famille", a appris tout ce qu'un soldat doit savoir.

"Lui c'est mon fusil, il y en a beaucoup comme lui mais celui là c'est le mien. Sans lui je ne suis rien et sans moi il n'est rien."

Il a bien intégré leurs leçons, les a laissé de bonne grâce lui laver le cerveau de toute pensée humaine lui apprenant à réfléchir en stratège.. On ne gagne pas la guerre avec des sentiments. Il a vite su par coeur le maniement du M16, de la Kalashnikov, du fusil à pompe et du lance-rocket. Il a appris a compter machinalement le nombre de barrettes sur l'uniforme d'un supérieur pour savoir à quel point il lui devait le respect, parce que le respect se compte en barrettes et en médailles dans l'armée. Il a appris a tuer, à penser en prédateur. Son formatage était réussi, chaque particule de son être pensait en soldat. Et il était doué ! Il répondait aux "Gardes à vous" et aux "Repos". Il était une machine à suivre les ordres sans les remettre en question. Les ordres venaient de plus haut, de plus gradés, il fallait obéir et ça lui allait. Plier les T-Shirt et autres hauts de treillis au format 21/29.7 vérifiés avec une feuille de papier aux dimensions. Le lit fait au carré. Les fouilles des colis. Les inspections des chambres avec des gants blanc pour mettre en lumière le moindre fragment de poussière. Au moindre dérapage le Sergent Chef saccageait tout ce beau travail et il fallait recommencer à zéro. Aucun droit à l'erreur et il s'y était fait, c'est comme ça dans l'armée.

Mais un jour, ça s'est compliqué, ça a pété dans un pays allié (Côte d'ivoire, Irak, Afghanistan, selon le pays d'origine rayer les mentions inutiles) et il a fallu y aller. Le peuple ne s'en est pas le moins du monde formalisé, maintenant c'est monnaie courante d'envoyer des soldats au quatre coins du globe - à quoi bon protester ? Son régiment était en partance et il le rejoignis à l'aéroport vêtu de son plus bel uniforme sans le moindre faux pli après avoir rendu sa mère morte d'inquiétude en lui annonçant qu'il allait au combat. Il pensait pas qu'il pouvait y mourir. Cette idée lui avait bien traversé l'esprit mais il n'y a pas accordé d'importance en se racontant la même histoire "On a de plus gros moyens. On a les meilleures armes. On est mieux entraîné. On est mieux organisé.". Ces mots ne prouvaient pas qu'il n'y mourrait pas, mais il ne fallait pas penser à la mort, ça pourrait l'attirer ; alors il n'y pensait pas et se répéter sa comptine à longueur de temps. Et puis arrivé dans le pays, ça ne s'est pas passé comme il le pensait. Il était là pour calmer, mais visiblement les habitants ne le savaient pas parce que ça a à nouveau pété, encore plus fort et parce qu'il était là ! Ce qu'il sont cons ces habitants, m'enfin...

Il était là pour les calmer, pour apaiser les tensions, alors pour ça les dirigeants ont décidés qu'il fallait que l'armée aussi il fassent péter le pays. C'est bien connu, ça calme tout de suite quand tu cognes... On lui a demandé de tirer sur des cibles, alors il l'a fait mais les cibles étaient humaines quand même ! Mais ça, il s'en est rendu compte qu'une fois l'adrénaline envolée. Il a fini par se rendre compte que les cibles, c'était des gens. Hommes, femmes, enfants, il avait pas réaliser en les regardant à travers son viseur ! C'est fou ce qu'un Sniper peut faire comme dégâts. Les corps mutilés, les membres disloqués, les viscères étalées, ça faisait beaucoup et il vomi au milieu des cadavres. Il regrettait. Il avait suivi les ordres. Il avait fait ce qu'on lui avait dit, mais personne ne l'avait jamais prévenu qu'il ressentirait ça. Il avait honte. De lui, de l'armée et de son pays. Il pensait pas qu'il mourrait au combat, mais il pensait pas que la mort était pareille pour tout le monde et qu'elle faisait toujours mal. C'était moche mais ils avaient calmé le pays, c'était le but. La fin justifie les moyens. Il est rentré dans son pays, il était un héros, un ancien combattant à 23 ans. Il a eu des médailles et des félicitations. C'était n'importe quoi, il l'avait compris et ça lui donnait la nausée, il voulait plus y participer. Il a quitté l'armée, est redevenu un civil.

Il s'est construit une vie tranquille avec un job, une voiture, une copine et un appartement. Et cette fille pour l'instant allongée sur son torse ne s'imagine pas qu'elle dort aux côtés d'un tueur.




# Posté le vendredi 23 février 2007 19:51
Modifié le samedi 24 février 2007 10:03

Toutes voiles dehors

Toutes voiles dehors
Installé à la proue du navire, le jeune homme tentait de réguler les battements de son c½ur.
La beauté de cet instant lui coupait le souffle.
Devant lui, l'Océan s'étendait à perte de vue. Il lui suffisait de plonger un instant son regard au creux des vagues pour sentir son esprit vagabonder à leur côté.
Au loin, un dauphin suivait le bateau depuis quelques minutes. Il sauta hors de l'eau comme pour montrer à son curieux spectateur l'étendue de son habileté. Lorsqu'il replongea et s'enfonça à nouveau dans les profondeurs de la mer, le garçon regretta de ne pas être à sa place.

William avait toujours montré un vif intérêt pour l'Océan, qui s'était rapidement transformé en une passion maladive. Peut-être parce qu'il représentait pour lui la liberté, l'ultime échappatoire d'une vie ayant déjà mal commencé...
Il n'avait jamais connu ses parents, ou quelques jours, tout au plus. Son petit corps frigorifié avait été retrouvé devant le seul orphelinat de la ville, un matin de janvier. Il avait grandi au milieu des autres enfants sans identité, des mômes sans avenir dont personne ne voulait. Il détestait ce lieu décrépi dans lequel des dizaines de morveux s'entassaient dans l'attente de leur majorité.
Voilà pourquoi son entrée dans le monde des adultes avait été vécu comme une libération. Fuyant l'orphelinat, il avait vite cherché un navire sur lequel embarquer. Il souhaitait échapper à cette ville oppressante, à toutes ces déceptions qu'il y avait connu. Cette contrée représentait son échec de ne pas avoir de famille. Et il comptait bien y remédier.

A force de sillonner le port de long en large, il avait réussit à gagner la confiance du vieux capitaine Aubin. Autorisé à embarquer comme matelot, il avait su se faire une place au sein de l'équipage :
Les marins aimaient sa compagnie de doux poète et ne se lassaient pas de rêver au rythme de ses histoires. Il se contentait de peu, sifflotait en astiquant le pont principal et offrait une agréable compagnie sitôt qu'on lui laissait le temps de se dévoiler.
Et même s'il lui arrivait de repenser à son ancienne vie, il ne regrettait pas son choix.

Il lui arrivait souvent d'abandonner un instant sa couche pour se promener distraitement sur le bateau. Son esprit s'égarait alors au milieu des mouettes, rebondissant sur les voiles pour enfin plonger dans la mer.
Aujourd'hui, celle-ci était particulièrement calme. Le vent guidait distraitement le navire et offrait à l'équipage quelques instants d'un repos durement gagné.
Bercé par le doux mouvement des vagues, William sentait ses paupières se fermer lorsqu'il aperçu au loin une tache étrange. La silhouette d'une embarcation.
Un curieux pressentiment lui tordit les entrailles. Celui-ci se confirma à mesure que le bateau approchait.

Tentant de diluer la peur qui lui serrait le ventre, le jeune garçon se mit à courir vers l'énorme cloche de fer et la fit sonner de toutes ses forces. Son cri déchirant réveilla l'ensemble des marins, annonçant l'urgence et l'horreur.

Quelques secondes plus tard, la porte de la cabine du capitaine s'ouvrit avec violence. Son regard était inquiet, presque suppliant. D'un geste, William lui montra le navire qui avançait à une vitesse fulgurante. Le visage horrifié d'Aubin lui fit comprendre qu'il avait raison.
Le trois mâts qui s'approchait à vive allure possédait de magnifiques voiles noires. Le drapeau qui claquait au vent représentait avec une inquiétante précision la tête d'un mort en décomposition.
Il s'agissait de Pirates.

Comme s'ils s'étaient préparés à cette éventualité, les marins se dirigèrent rapidement vers les cales, tentant désespérément de trouver un objet pouvant servir d'arme.
Les canons commencèrent à être préparés par les navigateurs les plus expérimentés, rapidement aidés par les plus jeunes.
Pendant ce temps, les flibustiers étaient arrivés à la hauteur du bateau. William pouvait apercevoir leurs visages cruels et effrayants. De nombreuses cicatrices leur barraient le visage, beaucoup avaient perdu des membres, un rictus unanime tordait leurs bouches édentées : la ressemblance avec un banc de requins était troublante.
Les récits contant des aventures de pirates lui revinrent en mémoire. Il n'avait jamais été aussi proche de l'évanouissement.


Voilà, le personnage de William est lancé.
Si un Blogueur d'Autres-Mondes souhaite terminer la scène (dans un autre article), qu'il se manifeste.
Sinon je j'achèverai cette histoire moi-même...

Parfois
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# Posté le dimanche 25 février 2007 10:00
Modifié le dimanche 25 février 2007 12:03